Atlantique

Dans la banlieue de Dakar, Souleiman, qui travaille sur un chantier, ne touche plus son salaire depuis trop longtemps. Il décide de tenter sa chance en pirogue pour l’Europe, en laissant Ada, son amoureuse, promise à un autre homme plus fortuné. Le jour des noces, un incendie inexpliqué ravage la fête. Des jeunes filles sont atteintes d’une fièvre mystérieuse qui leur donne un regard fluorescent et les font errer la nuit dans les rues. Quel souffle les anime ? « L’un des plus beaux films de l’année s’appelle Atlantique. Sans déterminant, car Atlantique se suffit à lui-même : il est énorme comme la promesse que ses flots recouvrent, comme ces rêves d’ailleurs que l’océan attise et engloutit. C’est un film à hauteur d’infini, élégiaque et mystérieux, que la mer aurait pu noyer de tout ce que désormais elle charrie, corps sans nom, tragique, contemporain. «L’odyssée de Pénélope plutôt que celle d’Ulysse», expliquait la cinéaste… Mati Diop a tissé un film littéralement fantastique, le plus fou étant peut-être ceci : qu’à ces morts qui hantent depuis des années nos consciences, elle offre avec une évidence ahurissante de revenir tête haute, dotés du pouvoir qu’ils méritent et le transmettant à celles qu’ils ont laissées à quai. » D. Péron et E. Franck-Dumas, Libération

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